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HomophonesTravaillé au niveau B1Accès libre

a ou à : comment ne plus se tromper

« a » est le verbe avoir, « à » est une préposition. Le test de l'imparfait règle le cas en une seconde : remplacez par « avait ».

En un coup d’œil

FormeNatureComment la reconnaître
aVerbe avoir, 3ᵉ personne du singulier au présentRemplaçable par avait
àPréposition, invariableNon remplaçable par avait

L’astuce : Mettez la phrase à l’imparfait. Si « avait » passe, écrivez « a » sans accent.

C’est la confusion la plus fréquente du français écrit, et l’une des plus faciles à éliminer définitivement — parce qu’il existe un test qui ne se trompe jamais.

« a » : le verbe avoir

a est la forme conjuguée du verbe avoir à la troisième personne du singulier du présent : il a, elle a, Paul a, le train a.

Elle a trois enfants. Le dossier a été accepté. Il a faim.

Comme tout verbe, il se conjugue. Vous pouvez donc le mettre à un autre temps — et c’est précisément ce qui fournit le test.

« à » : la préposition

à est une préposition. Elle ne se conjugue pas, ne s’accorde pas, ne change jamais. Elle introduit un complément et marque le plus souvent :

  • le lieu : je vais à Paris, il habite à Lyon ;
  • le temps : rendez-vous à huit heures, à demain ;
  • l’appartenance : ce livre est à moi ;
  • la manière ou le moyen : écrire à la main, aller à vélo ;
  • le destinataire : parler à quelqu’un, penser à sa famille ;
  • l’infinitif après certains verbes : commencer à travailler, réussir à finir.

Le test qui ne rate jamais

Mettez la phrase à l’imparfait. Le verbe avoir devient avait ; la préposition, elle, ne bouge pas.

Phrase À l’imparfait Conclusion
Il a un rendez-vous. Il avait un rendez-vous. ✓ verbe → a
Il va à Paris. Il allait avait Paris. ✗ préposition → à
Elle a décidé de partir. Elle avait décidé de partir. ✓ verbe → a
Elle pense à partir. Elle pensait avait partir. ✗ préposition → à

Si la phrase reste correcte avec avait, écrivez a. Sinon, à.

Les cas où l’on se trompe malgré tout

Les deux dans la même phrase. C’est là que l’attention se relâche.

Il a donné son accord à l’entreprise. Elle a commencé à travailler.

Appliquez le test à chaque occurrence séparément, pas à la phrase entière.

Les expressions figées avec « à ». Elles sont très nombreuses et s’écrivent toujours avec l’accent : à cause de, à côté de, à partir de, à travers, à peu près, à nouveau, à propos, petit à petit, face à face.

« il y a ». Ici, a est bien le verbe avoir, malgré l’apparence : il y avait fonctionne.

La majuscule. L’accent se conserve sur les majuscules : on écrit À bientôt, et non A bientôt. C’est une règle de l’orthographe française, pas une option typographique.

Ce qu’il faut retenir

Un seul geste : passer à l’imparfait. Si avait tient, c’est le verbe, donc a sans accent. Ce réflexe, une fois installé, supprime l’erreur pour de bon — et il fonctionne exactement de la même façon pour et ou est et son ou sont.